Les Anges Déchus

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Chapitre 3 : Un réveil plus ou moins difficile


Drago se réveilla très tôt ce matin ; lorsqu'il tourna la tête, il remarqua Pansy, allongée dans son lit à ses côtés, et décida de descendre faire quelques pompes pour se calmer. Il détestait qu'elle le rejoigne ainsi. Une fois en bas des marches de l'escalier, il entendit un bruit provenant du canapé. Il s'approcha lentement et aperçut Lyly endormie, tremblant de froid ; en effet, elle n'était vêtue que d'un débardeur bleu et d'un short blanc à la mode en France. Il l'observa un instant. Elle était vraiment jolie, dans son sommeil profond, et il ne put s'empêcher de toucher sa joue d'un revers de main, ce qui la fit frémir.
-Humm...
-Bonjour mademoiselle, comment es-tu descendue jusqu'ici, serais-tu somnambule ?
Elle ne reconnut pas cette voix, mais entrouvrit un peu les yeux. Elle ne vit que deux beaux yeux bleu gris qui la regardaient avec intérêt, et quelques mèches blondes tombant sur le visage de la personne, placée en contre-jour.
-Serait-ce un ange ?
-Non
-Alors qui es-tu ?
-Je ne sais pas...
Elle rit doucement, et lorsqu'elle reconnut Drago, elle sursauta et tomba du canapé sur lequel elle était lovée. Elle se releva vite et ils rirent ensemble.
-Salut !
Ils se retournèrent pour voir qui venait d'arriver. C'était un sixième année, aux cheveux bruns et aux yeux bleu azur. « Pourquoi je ne suis pas venue ici plus tôt... » se dit-elle.
-Salut Blaise.
-Bonjour, dit-elle encore un peu endormie.
-Alors Drago, tu ne me présentes pas cette ravissante jeune fille ?
-C'est une des deux nouvelles de Beauxbâton, elle est avec nous.
-Avez-vous un prénom, jolie demoiselle ?
-Lydie Pâris, mais appelle moi Lyly.
-Avec plaisir ! Moi c'est Blaise Zabini.
-Bon... moi j'ai faim, qu'est ce qu'on attend ? dit Drago qui commençait à s'impatienter.
-Va vite t'habiller, on t'attend.
Lyly monta rapidement « et de deux ! ».

Dans les dortoirs de Serpentards ; Drago et Blaise étaient eux aussi montés s'habiller. Blaise finissait de boutonner sa chemise, tandis que Drago ajustait déjà sa cravate.
-Plutôt mignonne la nouvelle ! dit Blaise, un grand sourire sur les lèvres.
-Plutôt ouais.
-En plus, elle a l'air sympa, contrairement à certaines...
Il fit une moue qui voulait tout dire.
-Avoue-le ! C'est la prochaine sur ta liste !
-Peut-être, peut-être pas... dit Drago, mystérieux.
-En tout cas, c'est le cas pour moi !
-Quoi ?
-Ben ouais ! Elle est jolie et sympa, alors pourquoi pas ?
-...
-Faisons un pari ! Le premier qui la met dans son lit avant Noël ! Si tu perds, tu devras être un adorable petit copain pour Pansy !
-Si tu veux, mais si tu perds, c'est toi qui te tapes Pansy...
-Ok, mais je vais gagner !
-C'est ça, c'est ça...
Drago regarda sa montre et le pressa parce que Lyly devait déjà être en train de les attendre.

Pendant ce temps, Lyly était remontée dans son dortoir pour s'habiller rapidement. En arrivant, elle entendit des pleurs provenant du lit de Pansy. Elle s'approcha et tira les rideaux. Elle s'assit lentement à côté d'elle ; Pansy ne remarqua sa présence qu'au bout d'une vingtaine de secondes.
-Va-t-en ! cria-t-elle, la voix cassée par les pleurs, en se couvrant les yeux. Je n'ai besoin de personne ! D'ailleurs je ne pleure même pas vraiment !
-D'accord, je pars.
-Attends ! Je peux te poser une question ?
-Vas y toujours...
-...Est-ce que tu es intéressée par Drago ?
« Oui, mais je ne suis pas méchante, alors... » pensa Lyly.
-Bien sûr que non ! Ca n'est rien qu'un copain !
Pansy soupira largement et rendit son sourire à Lyly, qui courut vers la salle de bain pour se préparer. Elle fut très vite prête et descendit à toute vitesse. Mais en arrivant, elle ne vit pas les garçons. « C'est eux qui me disent qu'ils m'attendent et en fin de compte, c'est moi qui poirote » Elle n'eut à attendre que très peu de temps.
« De vrais canons, ça valait le coup d'attendre un peu ! » se dit-elle en les voyant descendre deux à deux les marches de l'escalier. Elle rit à cette pensée et les deux garçons se dévisagèrent, incrédule.
-Pourquoi tu ris ?
-Est-ce qu'il y a, par hasard, quelque chose de drôle sur notre visage ? demanda Blaise, inquiet.
-... Non ! Mais je pensais à un truc drôle...
-Bon, allons y, j'ai faim ! dit Blaise avec enthousiasme.
Sur le chemin, elle les observa discrètement à tour de rôle, pendant que Drago, qui avait leurs emplois du temps, lui expliquait les cours de la journée, accompagnés de petits commentaires sur les différents professeurs.
En arrivant à la table des Serpentards, Blaise s'assit à sa droite et Drago à sa gauche.



Tout près, quelques étages plus hauts, dans un des dortoirs de Gryffondor, dormait paisiblement une deuxième jeune fille, vêtue tout aussi légèrement que sa soeur, à la française...
Pendant ce temps, Hermione lisait tranquillement son livre d'arithmancie dans la Grande Salle. Harry et Ron la rejoignirent et s'assirent à ses côtés.
-Quelle heure est-il ?
-8h45.
-Et on a cours quand ?
-...
-Hermione ?
Elle ne les écoutait pas ; elle regardait la table des Serpentards. Ils suivirent son regard. Elle observait la jeune fille assise entre Drago et Blaise, et qui les faisait rire ; elle ne la connaissait pas. Lorsqu'ils se levèrent pour aller en cours, Hermione sortit de sa rêverie.
-Etonnant ! dirent Harry et Ron d'une même voix.

-Au fait, où est Pat ? demanda Ron.
Ils firent le tour de la salle des yeux, mais sans succès.
-Ron, arrête de manger autant et si salement ! ...elle ne serait quand même pas... Bon, je vais aller voir, partez en cours de potion d'ici cinq minutes !
-Ok, à tout à l'heure, Mione.
Hermione courut jusqu'à son dortoir où elle aperçut Pat, encore profondément endormie dans son lit.
-Pat ! dit-elle en s'approchant.
Elle ne cilla même pas.
-Pat ! Tu vas être en retard ! dit-elle tout en la secouant.
-Humm...
Sa secousse fut plus énergique.
-Non... pas encore... fatiguée...
-Pat ! Debout ! C'est ton premier jour !
Elle lui retira son drap et la tira doucement par les pieds jusqu'au bord du lit.
-Pat ! Les cours démarrent dans cinq minutes !
-Quoi ? Elle se réveilla si soudainement qu'elle en tomba du lit.
-Cinq minutes ? Mais ils sont fous ces anglais ! Vous avez vu l'heure ? C'est quoi cette école de torture ?
Elle semblait passablement affolée, mais surtout en complète incompréhension face à ce système de répartition des heures de cours.
Elle s'habilla en deux minutes, et rejoignit Hermione qui l'avait attendue.
-Je suis passée chercher ton emploi du temps et je t'ai ramené un croissant, tiens !
Elle mangea sa viennoiserie et jeta un coup d'½il à son papier, tout en courant vers leur premier cours en deux heures de la journée : le cours de potion avec le professeur Rogue.
Elles se rendaient le plus vite possible jusqu'aux cachots, mais arrivèrent devant la porte avec un quart d'heure de retard. Hermione prit une grande inspiration et frappa à la porte.
-Rentrez !

# Posté le dimanche 04 juin 2006 14:15

Modifié le samedi 03 mai 2008 09:29

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Chapitre 4 : Arrivée en classe


Un quart d'heure plus tôt. Drago, Blaise et Lyly sortirent de la Grande Salle après un copieux petit déjeuner, et ils l'emmenèrent dans la salle de potion, dans les cachots. Drago frappa à la porte de la classe de Rogue, directeur de la maison de Serpentard.
-Entrez.
-Il entra, suivi de Blaise et Lyly.
-Bonjour professeur, dirent les trois en même temps.
-Bonjour Mr Malefoy, Mr Zabini, et Miss Pâris. Que me vaut l'honneur de votre avance?
-Nous venons vous présenter Lydie Pâris, une nouvelle élève de Serpentard.
-Bienvenue mademoiselle.
-Merci.
-Je connais déjà votre belle-mère.
-Je ne suis pas au courant...
-Tu as une belle mère ? demanda Blaise.
-Ca n'est pas le moment d'en parler... Le visage de Lyly s'était soudain refermé.
-Voilà tout professeur, dit Drago. 
-Très bien, vous pouvez vous asseoir. Il retourna à son bureau.
Drago s'approcha de Lyly, et lui raconta quelques histoires drôles pour lui faire retrouver le sourire, ce qu'elle fit rapidement. Il l'avait entraînée aux places du premier rang. Blaise se trouvait deux tables derrière eux, et affichait une méchante mimique, en la voyant rire avec Drago. Elle se leva pour jeter un papier dans la poubelle du fond de la classe et remarqua que Blaise faisait une drôle de tête, alors elle lui déposa une bise sur la joue en passant, accompagnée d'un grand sourire. Il rougit un peu et elle retourna à sa place. Drago n'avait rien vu.
La sonnerie retentit, et les élèves entrèrent dans la salle. Goyle s'assit à côté de Blaise, et Pansy et Crabbe se mirent côte à côte.
Le cours commença par une potion très compliquée, pour préparer les élèves à leurs aspics.
Au bout d'une dizaine de minutes, on frappa à la porte.
-Entrez ! dit Rogue sans lever la tête des copies qu'il était en train de corriger.
La porte s'ouvrit et Hermione et Pat entrèrent. En entendant le bruit de la porte se fermant, il leva la tête.
-Tiens tiens ! Miss Granger ! ...et Miss Pâris, de Gryffondor évidemment. Pourquoi ce retard ?
-C'est-à-dire que...commença Hermione.
-C'est ma faute, professeur ! Je ne me suis pas réveillée car vos horaires sont vraiment...
Quelqu'un se mit à rire doucement. Tout le monde se tourna vers cette personne, c'était Lyly.
Rogue se tourna lentement vers elle.
-Pourquoi riez-vous ? demanda-t-il sans colère.
-Désolée...ma s½ur est une vraie marmotte !
-Je suis désolé que nos horaires ne soient pas à votre goût, Miss Pâris, mais ici, la ponctualité est très importante, même si ça n'est peut-être pas le cas dans d'autres écoles...
-Ca n'est pas ça, c'est juste que je n'y suis pas...
-Ca suffit ! l'interrompit-il.
-Je l'appelle souvent « marmottine », murmura-t-elle à Drago qui le répéta à Blaise. Ils rirent tout trois, mais Rogue ne leur dit rien.
-Bon, mesdemoiselles, je vous enlève cinquante points chacune, allez à vos places ! dit-il, un sourire moqueur aux lèvres. Hermione partit s'asseoir à côté d'Harry, et Pat à côté de Ron, tout en lançant un regard noir à sa s½ur qui préféra ne pas se retourner.
Par la suite, le cours se poursuivit sans aucun problème. Pat et Lyly n'avaient pas de difficultés pour les cours, car à Beauxbâton, elles avaient pris de l'avance sur les programmes, et le cours de potion était l'un de leurs préférés.
Pat entraîna sa s½ur dehors ; Drago et Blaise la rattrapèrent.
-Où vas-tu ?
-J'ai besoin de lui parler ! le coupa Pat, sans s'énerver.
-Bon, à tout à l'heure...
Elles commencèrent à partir, mais Lyly rebroussa chemin et embrassa tendrement Drago sur la joue.
-Pas de jaloux.
Drago, incrédule, tourna la tête vers Blaise, qui affichait un regard gêné. Il sourit quand même à Lyly qui rejoignit rapidement Pat.
Elles s'éloignèrent.
-Je te déteste ! Tu m'as ridiculisée tout à l'heure ! commença Pat.
-Quoi ? Mais pourquoi ? dit-elle sans comprendre.
-« Marmottine » ?!
-J'ai juste dit que tu étais une vraie marmotte, tu ne peux dire le contraire, n'est ce pas ?
-Grrr ! Je te hais ! Tu ne fais même pas d'effort pour me comprendre !
Elle sentit les larmes lui monter aux yeux. Lyly la prit doucement dans ses bras.
-Pardon ! Pardon...pardon...
-Mes amies me manquent ! C'était seulement le premier cours et ça s'est mal passé !
-Mais c'est pas grave ça !
-Pour moi si !
-Ne pleure pas...Chut... Ne t'inquiète pas ! Tu vas vite t'intégrer, j'en suis sûre, je te connais ! On va se soutenir, et tu verras, tout le monde nous aimera, d'accord ?
-Heureusement que tu es là...
-Je serai toujours là pour toi !


Elles partirent ensemble pour leur prochain cours, aussi en deux heures : métamorphose, avec le professeur McGonagall, directeur de la maison de Gryffondor.
Tout se déroula correctement, même si Lyly peinait à suivre. Pat était sûre qu'elle lui demanderait de lui réexpliquer la leçon à la fin du cours, mais ça n'avait pas d'importance.
A la fin, elles partirent chacune de son côté pour manger. Pat chercha Hermione, mais ne trouva que Ron, assis à la table.
-Salut Ron !
-Salut Pat ! Ca va la marmotte ?
-Arrête, c'est pas drôle !
-Ne te fâche pas, c'était pour plaisanter !
Ils mangèrent donc seuls, discutant de tout et de rien.
Lyly, quand à elle, partit manger avec Drago et Blaise.

La fin de la journée fut paisible ; quatre heures pour Pat : arithmancie, deux heures d'histoire et soins et créatures magiques, à nouveau avec les Serpentards ; trois heures pour Lyly : deux heures d'enchantement et soins aux créatures magiques.
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# Posté le dimanche 04 juin 2006 14:20

Modifié le samedi 03 mai 2008 09:24

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Chapitre 5 : La lettre


Voilà un mois que Lyly et Pat étaient à Poudlard.
Elles avaient enfin acheté des vêtements chauds anglais !
Lyly faisait, à présent, partie intégrante du duo Drago-Blaise, parfois accompagnés par Pansy, qui continuait de coller Drago. Elle se rapprochait d'eux un peu plus chaque jour, ce qui inquiétait grandement Pansy.
Pat était, maintenant, connue et appréciée de tous les Griffondors ; elle aimait jouer au chat et à la souris avec Ron, participer aux tournois de Quidditch avec Harry et Ginny, et travailler avec Hermione à la bibliothèque.

Chacune était à l'aise dans cette nouvelle école, si inquiétante au départ, et dans laquelle elles se sentaient enfin intégrées.

Depuis deux semaines, Lyly participait à l'entraînement de Drago et Blaise avant le dîner.
Ils entendirent des cris en entrant dans la Grande Salle. Ils virent alors les élèves, debout sur les tables. Pat était rentrée quelques minutes plus tôt, et s'était précipitée vers le lieu de l'action. Elle s'approchait d'eux, plus lentement.
-Qu'est ce qui se passe ? demanda Lyly.
-C'est plus ou moins de ta faute...
-Pourquoi ?
-Ton bébé est là...
Blaise et Drago se dévisagèrent, « son bébé » ?
-C'est vrai ? Cool !
-Non ! Pas cool ! répondit Pat, moitié fâchée, moitié amusée.
Elles partirent à la recherche du « bébé », mais ce fut Harry qui le trouva en premier ; il le ramenait à présent à Lyly, le portant autour de son cou.
-Woah ! Merci Harry ! ...tu t'en sors plutôt bien avec les serpents !
-...
-Excuse toi auprès de tous les élèves ! lui dit Pat en lui donnant un coup de coude.
-Ah, oui... désolée tout le monde pour cette petite frayeur !
Tous en oublièrent de manger.
Drago, Blaise et Lyly rentrèrent dans leur salle commune.
-Tu nous avais pas dit que tu avais un serpent ! dit Blaise surexcité, je croyais que c'était interdit à Poudlard !
-...
Elle le déposa dans son carton de voyage et le ferma.
-Comment il s'appelle ?
-Chaton, dit-elle avec tendresse en regardant le carton.
Ils sourirent doucement ; décidément, ils l'appréciaient de plus en plus.
-Bon, je vais me doucher, qui vient avec moi ?
-Quoi ? répondirent tout deux d'une même voix, visiblement très surpris.
Elle se mit à rire, d'un joli rire clair et leur lança un clin d'½il.
-Tu plaisantes n'est ce pas ? demanda Blaise.
-... peut-être, peut-être pas...
Elle leur tourna le dos et monta dans son dortoir.

Quand elle redescendit après une demie heure, Drago était seul dans la salle commune, lisant dans le canapé. Tout le monde était couché. Elle s'approcha lentement par derrière et posa ses mains sur ses yeux. Elle avait senti qu'il avait inconsciemment posé la main sur sa baguette. « Quels réflexes ! » pensa-t-elle.
-Qui c'est ? demanda-t-elle en changeant sa voix.
-Pansy ?
Lyly retira ses mains et lui frappa gentiment l'arrière de la tête. Il rit. Elle comprit qu'il l'avait fait exprès.
-Il y a une lettre pour toi sur la table.
Elle se retourna et vit une magnifique chouette française beige.
-Pirouette !
-Pirouette ?
-Oui, c'est ma s½ur qui a choisi...
Ils rirent ensemble. Elle prit la lettre accrochée à sa patte et la déroula. Elle venait de sa belle-mère.






« Chère Lydie,

Je sais que tu ne me portes pas dans ton c½ur, mais ce que je vais t'annoncer est dur...Ton père est mourant, il ne lui reste que peu de temps à vivre. Il aimerait tant vous voir...Faites lui cette dernière faveur ! Si je n'ai pas envoyé cette lettre à ta s½ur, c'est parce que je sais que ce sera plus dur à accepter pour elle...Décidez-vous vite, ne le faites pas attendre plus longtemps.
Je serai toujours là pour vous, sachez le.

Mère. »




Lyly n'avait laissé paraître aucune expression sur son visage tout au long de sa lecture, mais elle sentait à présent des larmes couler le long de ses joues, de plus en plus de larmes. Drago ne l'avait ni vue, ni entendue, il s'approcha d'elle. Elle était retournée. Il posa ses mains sur ses yeux et sentit ses larmes. Il les retira et se mit face à elle, qui pleurait maintenant à chaudes larmes. Il la prit doucement dans ses bras.
-Chut... calme toi... qu'est ce qui se passe ? demanda-t-il avec tendresse.
-Mon...mon père...est...est mourant...
-Ne t'inquiète pas... je suis avec toi...
Elle avait posé sa tête sur son épaule et s'était calmée ; elle commençait à s'endormir. Il la porta jusqu'au canapé où il la déposa tout doucement. Il la regarda un instant avec un regard triste et se retourna pour repartir s'asseoir dans son fauteuil, mais la main de Lyly se referma sur son poignet.
-Reste, s'il te plait...
Il s'assit à côté d'elle.



La veille, après que le trio des serpentards soit parti, Pat s'était retournée vers les élèves qui descendaient des tables et s'était à nouveau excusée. Ron aidait Ginny qui en riait encore.
-Désolée pour chaton, murmura-t-elle à Ginny.
-Chaton ? demanda Ron, étonné.
-C'est le nom de son serpent... bizarre, n'est ce pas ?
Ils rirent tout les trois.
Pat bailla.
-Je vais me coucher !
-Moi aussi ! Ginny, Harry, Hermione ?
- Allez-y, on vous rejoindra tout à l'heure.
Sur le chemin, Ron observa discrètement Pat. Elle était vraiment jolie. Une fois dans leur salle commune, chacun partit dans son dortoir pour se mettre en pyjama.
Une demie heure plus tard, Pat redescendit près du feu pour lire un gros livre prêté par Hermione, ravie d'enfin pouvoir partager ses lectures. Ron avait envie de la voir une dernière fois avant de partir se coucher, il s'approcha donc du canapé dans lequel elle était assise. Elle était en train de farfouiller dans un porte-documents et venait d'en sortir une photo. Quand il s'assit, il remarqua qu'elle pleurait un peu.
-Ne t'inquiète pas... j'ai juste retrouvé une photo de...notre mère... et ça me fait un peu de peine.
-Elle te manque tant que ça ? Tu sais, tu pourras la revoir pendant les vacances...
-Pas tout à fait, elle est décédée il y a cinq ans... Tiens, regarde, elle est jolie, n'est ce pas ?
Il s'excusa et attrapa la photo.
-Oh ! Qu'est ce que tu lui ressembles !
C'était une belle femme d'un mètre soixante quinze, qui riait, ses deux enfants dans les bras.
-Vous aviez quel âge sur la photo ?
-Six ans...
-Vous étiez trop mignonnes ! C'est marrant, vous ne vous ressembliez déjà pas...
Pendant une heure, elle lui montra les photos de leur petite enfance, et il l'écoutait avec attention raconter leurs aventures ; elle lui avait dit que son père s'était remarié avec une femme qu'elles n'appréciaient pas beaucoup, surtout Lyly. Puis ce fut à son tour de parler de sa situation famille, et en particulier de ses nombreux frères et s½urs.
Puis ils s'endormirent tout deux sur le canapé, au coin du feu.



Le lendemain, Blaise fut le premier à descendre dans la salle commune. Il aperçut Lyly, endormie sur le canapé, et Drago qui s'était assoupi à côté d'elle. Il le réveilla d'abord.
-Qu'est ce qui s'est passé ? demanda-t-il.
-Elle a reçu une lettre de sa belle-mère...
-Humm...
Elle commençait à se réveiller.
-Bonjour ! dirent-ils ensemble.
-Bonjour ! J'ai trop faim !
- Normal, à cause d'une certaine personne que je ne cite pas, on n'a pas mangé hier soir, dit gentiment Blaise. Ils rirent, partirent s'habiller en cinq minutes, et descendirent dans la Grande Salle pour le petit déjeuner.


De son côté, Pat fut étonnée de se réveiller dans le canapé, des bras masculins autour de la taille. Elle se rappela la soirée « souvenirs d'enfance », sourit, et se blottit au creux de ses bras.
Quand elle descendit, Hermione regarda la scène avec tendresse « enfin ! » se dit-elle, et remarqua que Ron ne ronflait pas pour une fois.
Elle descendit prendre son petit-déjeuner ; comme c'était samedi et qu'il n'y avait pas cours, la Grande salle était presque vide, seuls quelques élèves de Poursouffle, quelques uns de Serdaigle, Parvati et Lavande à Gryffondor, et le trio de Serpentards étaient présents. Elle remarqua que Drago et Blaise étaient en train de sortir, et que Lyly s'approchait pour s'asseoir avec elle à la table des Gryffondors, ce qui choqua Lavande. Elle s'était rhabillée à la française, tout en noir, et elle avait les yeux légèrement rouges.
-Bonjour ! dit-elle.
-Bonjour, tu cherches Pat ? demanda gentiment Hermione.
-Oui, tu sais où elle est ?
-Avec Ron dans la salle commune...
-Se serait-il enfin décidé ? C'est une bonne chose...
-Pourquoi tu dis ça ?
-J'ai reçu une lettre de ma belle-mère... Notre père est malade et je sais que ça va lui faire de la peine...c'est à ce moment qu'intervient Ron, pour la consoler un peu...
-Son état est sérieux ?
-Je crois qu'on va bientôt le perdre...on va aller le voir ce week-end, c'est pour ça que j'ai besoin de parler à Pat.
-Je suis désolée.
-Tu n'as pas à l'être ! Je voulais aussi te remercier, toi et tes amis d'avoir si bien intégré ma s½ur, elle se sentait un peu seule au début...
-Mais on a rien eu à faire !
Elles rirent de bon c½ur.
-Viens, on va la chercher !
Elles entrèrent dans la salle commune des Gryffondors pour les réveiller, mais elles ne virent que Ron, rouge tomate, la main sur la joue.
-Ron ? appela Hermione.
-...
Il n'avait rien entendu.
-Ron !
-Hein ?
-Où est Pat ?
-Euh... dans le dortoir des filles...
Hermione monta et Lyly attendit en bas des marches de l'escalier, toute deux le sourire aux lèvres. Ron monta lui aussi s'habiller, la main toujours posée sur la joue.

En entrant, Hermione trouva Pat en train d'enfiler un tee-shirt français blanc.
-Toc toc, dit-elle en passant la porte.
Pat était rayonnante, les yeux brillants et le sourire aux lèvres.
-Bonjour Pat !
-Bonjour Hermione !
-Qu'as-tu fait à Ron pour le mettre dans cet état-là ?
-Un petit bisou... il a été adorable hier soir, du coup j'étais de bonne humeur.
Le grand sourire d'Hermione s'effaça soudain lorsqu'elle se rappela pourquoi elle était là.
-Ta s½ur est en bas, elle veut te voir tout de suite...
-D'accord, merci !
Elles descendirent ensemble dans la salle commune. Lyly n'y était plus.
-Elle doit t'attendre dans le Hall.
En sortant, elle vit sa s½ur, comme toujours, en compagnie de Drago et Blaise qui l'avaient rejointe. Elle s'approcha joyeusement.
-Bonjour !
-Salut, lui répondirent-ils tous en même temps.
-Tu voulais me parler de quelque chose en particulier ?
-Bon, on va vous laisser, dit tranquillement Drago, tu viens quand t'as fini, d'ac ?
-Oui...

-Je crois que je vais finir par trouver une Gryffondor très supportable ! chuchota Blaise à Drago.
-Tais toi idiot ! ricana-t-il.


-C'est pas une nouvelle facile à entendre...
Pat perdit son sourire.
-Vas y, dis le...
-C'est papa...
-Non ! non, non, non... Ne me dis pas qu'il lui est arrivé quelque chose !
-Il est mourant...
-Ca n'est pas possible ! Comment tu le sais ?
-J'ai reçu une lettre de Belle-Maman hier soir...
-Peut-être qu'elle s'est trompée ! Et depuis quand tu la crois ? Tu l'aimes encore moins que moi !
-Tiens, lis, tu verras...
Elle sortit une missive et la tendit à Pat qui l'attrapa sans conviction.
Elle la lit lentement. Elle ne pleura pas. Elle laissa la lettre tomber par terre, devant le regard plus qu'étonné de sa s½ur.
Soudain, elle se recroquevilla sur elle-même et laissant échapper un long gémissement plaintif.
Lyly se pencha pour la prendre dans ses bras, mais elle se releva et partit vers son dortoir qu'elle savait vide à cette heure-là. Lyly ne chercha pas à la rattraper, il lui fallait seulement un peu de temps. Elle descendit dans la Grande salle où elle trouva Ron et Harry. Elle se dirigea vers eux, s'assit, et posa la tête dans ses bras. En entendant des sanglots, ils se rapprochèrent d'elle.
-Qu'est ce qui se passe ? demanda gentiment Harry.
-Notre père ne va pas bien et ma s½ur le supporte très mal, j'ai peur quand elle se met dans cet état là...
Ron se leva rapidement et courut hors de la salle.
-Il est amoureux je crois, dit-il tendrement, je ferais peut-être mieux d'y aller aussi...
-Ron va bien s'en sortir, j'en suis sûre !

Après dix minutes de course dans le château, Ron décida de sortir la chercher dans le parc. Il la trouva assise près du lac, à l'abri des regards ; elle lançait de petits cailloux dans l'eau et marmonnait à voix basse des paroles incompréhensibles.
Il s'assit à ses côtés et fit de même. Au bout d'un moment, il tourna la tête vers elle et essuya les quelques dernières larmes qui roulaient encore sur ses joues rougies ; il la regardait d'un regard très doux, qu'elle ne lui connaissait pas. Elle posa la tête contre son épaule et il caressa délicatement ses cheveux en lui murmurant des mots doux. Elle se calma rapidement et leva la tête pour regarder son visage, mais elle ne vit que sa nuque, il avait détourné les yeux. Elle le prit tendrement dans ses bras, et, rougissant, il enferma ses épaules entre ses bras. Leurs visages n'étaient, à présent, plus qu'à quelques centimètres l'un de l'autre. Pat sentit le c½ur de Ron s'accélérer, et ses oreilles rosir ; il contemplait ses lèvres, et voyant qu'elle s'en était aperçut, ils fermèrent les yeux et se rapprochèrent.
-Pat ! hurla Lyly.
Pat et Ron furent si surpris qu'ils faillirent tomber dans le lac glacé. Ils se séparèrent à une vitesse hallucinante.
Lyly, suivie de Harry, Hermione...Blaise et Drago ? accourait vers eux.
Pat lança un regard si noir à Lyly qu'Harry en recula d'un pas.
Elles se regardèrent sans rien dire pendant quelques minutes ; tous les observaient en silence.
Tout d'un coup, Lyly fut prise d'un si terrible fou rire, qu'elle en tomba à genoux par terre.
Tous se dévisagèrent « elle est devenue folle ? » pensèrent-ils en ch½ur.
Ils continuaient de les regarder, très surpris, excepté Hermione qui affichait un grand sourire.
Lyly releva la tête et essuya, d'un revers de main, les nombreuses larmes joyeuses qui ruisselaient sur son visage.
-Je peux savoir ce qui se passe ? demanda Blaise, totalement incrédule.
-Vous êtes des télépathes ! dit Hermione, triomphante.
-Quoi ? Sérieux ? dirent tous les autres d'une même voix.
Lyly fit un grand sourire et hocha la tête.
-On peut communiquer par la pensée...
-Woah ! Trop cool ! dit Blaise, survolté.
-On comprend mieux pourquoi vous vous êtes regardées si longtemps...dit Harry.
-Oui... ça marche jusqu'à ce que l'une d'entre nous ne casse le lien, ajouta Pat, toujours légèrement en colère.
-Est-ce que, par hasard, on peut savoir ce que Pat t'a dit de si drôle ? demanda Ron, intéressé.
-Elle m'a dit que j'étais arrivée pile au moment où...
Elle n'eut pas le temps de finir, Pat lui avait sauté dessus avec tant de précipitation qu'elles roulèrent jusqu'au bord du lac et y tombèrent.
Tous rirent gaiement, même Pat et Lyly, trempée jusqu'aux os. Ils les aidèrent à sortir et elles durent les quitter pour rentrer chez elles voir leur père.
Elles se préparèrent le plus vite possible, puis allèrent jusqu'au Pré au Lard pour transplaner jusque chez elles. Ils leur avaient tous souhaité bon courage et les avaient prises dans leurs bras. Elles étaient donc parties pas trop dépitées.

PS: dsl, l'image a rien à voir avec la fanfic, mais je l'aime bien quand même !

# Posté le dimanche 04 juin 2006 14:21

Modifié le samedi 03 mai 2008 09:24

Les Anges Déchus

Les Anges Déchus
Chapitre 6 : La visite


Elles arrivèrent devant une imposante demeure de pierre brune, entourée d'un haut grillage noir à pics. Une plaque gravée « Manoir Pâris », ornait le portail du grillage. Elles le poussèrent, avancèrent le long du sentier pavé, et se dirigèrent vers la grande porte de chêne rouge. La façade de la maison n'avait pas changé depuis quatre ans, pas une fissure de plus et toujours cet air lugubre des maisons de l'époque des débuts de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Les murs latéraux étaient recouverts d'une couche plus épaisse de feuillage d'un vert presque marron, et le grand jardin, sur leur gauche, avait été retourné pour préparer les plantations de novembre. Leur belle-mère avait fait installer une écurie et un manège pour son propre divertissement.
Elles frappèrent à la double porte et furent escortées par Pierre, le domestique en chef, jusqu'au bureau de Madame. Les cuisiniers, les femmes de ménage, les dames de compagnie, tous étaient venus les accueillir après cette longue absence. L'intérieur, entièrement recouvert de boiseries, avait été aménagé par un décorateur moldu aux goûts des plus sinistres. Le manoir ne possédait que quelques rares fenêtres, et était donc particulièrement sombre. Sur le chemin du bureau, où des portraits d'ancêtres se succédaient, elles aperçurent, par une des fenêtres, la cour péristyle, à l'arrière, au milieu de laquelle se trouvait un petit étang où elles avaient l'habitude de jouer avec leurs parents étant petites.

-Bonjour mes enfants, dit la maîtresse de maison avec chaleur. Mme Jarson était une femme forte d'un mètre soixante, issue d'une famille noble anglaise. En arrivant en France, elle s'était mariée à Mr Pâris par intérêt, et n'avait jamais aimé ses enfants, Lydie et Patricia, qui, faute d'amour, avaient quitté la maison quatre ans auparavant, pour vivre à Beauxbâton. Leur père n'avait pas tenté de les retenir, trop occupé par sa carrière d'auror. Ainsi, elles ne voyaient leur père et leur belle-mère que quelques jours, deux à trois fois par an. Malgré tout, elles s'étaient toujours senties très proches de leur père, et elles l'aimaient profondément ; c'était leur dernière famille.
-Bonjour Mère, dirent-elles sans enthousiasme d'une même voix.

Elle avait des invités, assis dans les grands fauteuils de pin, recouverts de soie, faits par leur mère avant sa mort, et dans lesquels leur père avait fait attention que personne ne s'asseye. « Je vous hais ! » avait envie de crier Lyly, mais en vain, à quoi cela aurait-il servi ?
-Mr et Mme Bartney, Mr et Mme Dorles, je vous présente mes filles, Lydie Jeanne et Patricia Marianne Pâris.
Elles détestaient ces deuxièmes prénoms que leur avait choisis leur belle-mère lors de son mariage avec leur père, pour « resserrer le lien familial » disait-elle.
-Enchantées, dirent-elles en se courbant légèrement devant eux, un grand sourire, bien que forcé, illuminant leurs jolis visages.
-Charmantes ! dit l'un des hommes.
-Tout à fait ! répondit l'autre, vous pouvez être fière, les futures héritières de la fortune Jarson Pâris !

Mr Bartney était le Ministre français de la Magie, et Mr Dorles était le Directeur de la Douane Magique. Mme Jarson avait toujours aimé avoir de l'influence, elle faisait donc particulièrement attention à ses nombreuses « relations ».
-Très bien Madame, nous allons à présent vous laisser. Je vous remercie infiniment pour votre généreuse invitation, et je vous souhaite bon courage pour votre mari, dit Mr le ministre en se levant.
-Non, c'est moi qui vous remercie, ce fut très agréable. Je vous ferai visiter le manoir plus en détail lors de votre prochaine visite.
-Mais avec plaisir Madame.
Les deux hommes baisèrent sa main, et leurs épouses se courbèrent avant de sortir de la pièce, devant laquelle Pierre attendait pour raccompagner les invités à la porte.

On entendit sonner à la porte, c'était le notaire, Mr Leduc, qui venait confirmer le testament. Pierre le fit entrer, et Madame l'accueillit. Ils montèrent tout les quatre dans la chambre de Mr Pâris. En passant, elles jetèrent un coup d'½il à leurs anciennes chambres, le papier peint de la première était toujours vert émeraude, et celui de la deuxième rouge brique, les meubles et les tapis étaient encore en place, rien n'avait vraiment changé.
« Au moins, à Poudlard, on est pas dépaysées par les couleurs de nos dortoirs, vert pour moi et rouge pour Pat... » se dit Lyly en riant intérieurement.
Le manoir disposait de trois chambres d'amis, huit chambres d'employés, quatre grandes chambres pour la famille, cinq salles de bain, un grand salon brun avec une cheminée dorée, une cuisine aménagée et deux bureaux.
La chambre dans laquelle se trouvait Mr Pâris était la plus grande de la maison. Il avait toujours refusé de remplacer le papier peint qui recouvrait les murs, blanc et abricot, confectionné par la mère de ses filles, malgré les supplications de Mme Jarson.
Lorsqu'ils pénétrèrent dans la pièce, il était paisiblement installé dans un lit double en bois massif, placé au centre de la pièce, et dont les draps de soie sauvage beiges, illuminaient la pièce. Lyly et Pat s'approchèrent lentement du lit. Il ne dormait pas, mais était incapable de parler. Un grand sourire apparut sur ses lèvres lorsqu'il vit ses filles s'asseoir à ses côtés. Il semblait très mal en point. Des larmes coulèrent lentement le long des joues de Pat et Lyly.
-On n'aurait jamais dû partir ! murmura Lyly en s'approchant de plus près, je savais qu'on ne pouvait pas te laisser seul ! Pourquoi tu nous fais tant de mal ?
-Lydie ! Ca suffit ! intervint leur belle-mère en l'attrapant par les épaules.
-Et vous, je déteste ce faux sourire que vous avez à chaque fois que vous nous voyez !
-Lyly ! Pat pleurait vraiment. Elle s'avança et prit son père dans ses bras.
-je t'aime et je t'aimerai toujours, papa...
Des larmes coulèrent sur les joues de Lyly et de son père.
-Moi aussi... je t'aime !
Il enlaça doucement ses deux filles et leur sourit tendrement.

Elles partirent se coucher dans leurs anciennes chambres et eurent du mal à dormir. Le lendemain matin, dimanche, elles apprirent le décès de leur père. Elles pleurèrent moins qu'elles ne l'auraient cru, elles s'y attendaient...
Mr Leduc revint, et fit la lecture du testament.

« [...] Le manoir reviendra entièrement à mes deux filles, Lydie et Patricia Pâris, qui pourront choisir de s'en occuper dès mon décès, ou à partir de leur majorité, laissant ainsi la garde de la maison à ma femme, Mme Jarson, à qui appartient maintenant ma maison de campagne en Grande Bretagne. [...] J'aimerais que mon épouse se charge de leur mariage. [...] »

Les joues de Mme Jarson devinrent si rouges que Mr Leduc en lâcha ses lunettes.
-Y a-t-il un problème Madame ?
-Bien sûr que non ! dit-elle froidement.
Mr Leduc partit et elle resta seule avec Lyly et Pat. Elle leur lança un regard noir.
-Au fait, il fallait que je vous prévienne, je vous ai trouvé un fiancé à chacune, les mariages auront lieu à la fin de l'année...
Elles ne purent dire un mot.
-Pardon ? Je crois que j'ai mal compris... commença Lyly.
-Non, tu as très bien entendu, je vous trouve trop irresponsables pour vivre seules plus longtemps, de plus, c'est la dernière volonté de votre père, vous serez donc à nouveau sous la tutelle de quelqu'un puisque je n'ai plus la même autorité qu'avant.
Elles en restèrent bouche bée.
-Quoi ? Mais c'est n'importe quoi ! Il est hors de question que l'une d'entre nous se marie avec un inconnu ! Papa a dit que vous deviez vous occuper de nos mariages, pas de nos fiancés, répondit Lyly, énervée, puisque c'est la dernière volonté de notre père, on s'y pliera, malgré notre jeune âge, mais je choisirai moi-même avec qui je passerai le reste de ma vie !
-Vous n'avez pas à choisir ! Et je suppose que juste pour vous opposer à moi, vous allez accepter votre héritage dès maintenant, n'est ce pas ?
-Ca n'est pas en agissant de la sorte que vous nous ferez changer d'avis !
-C'en est trop ! Je vous rappelle que... je connais votre petit secret... vous savez, celui que vous ne voulez que personne ne connaisse !
-Vous n'avez pas le droit, vous aviez prêté serment ! hurla Lyly.
-Pensez-vous ! Les serments sont faits pour être trahis ! Pas même un serment magique ! ...Ce serait bête que tout le monde sache que...
-Ca suffit ! On accepte ! l'interrompit Lyly avec fureur.
Pat ne pouvait parler, trop étonnée par ce qui se passait. Les deux soeurs se regardèrent, apeurées, sans un mot.
-Très bien. Vos fiancés vont arriver d'une minute à l'autre, alors partez vous changer.
Elles montèrent alors enfiler une tenue plus appropriée à une première rencontre.

Une demi-heure plus tard, les deux jeunes hommes arrivèrent pour le déjeuner. Mme Jarson alla les accueillir.
-Bienvenus, quel plaisir que vous ayez pu venir si vite ! Entrez, entrez !
-Bonjour, dirent-ils avec un léger accent allemand.
-Bonjour, répondirent-elles avec amertume.
-Georges, Prince Pringers, je vous présente mes filles Lydie et Patricia Pâris.
-Enchantés.
Ils avaient un grand sourire et attrapèrent leurs mains pour y déposer un baiser ; elles furent surprises mais ne les retirèrent pas.
« Plus mignons que ce à quoi je m'attendais ! » dit Lyly à Pat par la pensée.
« Si tu le dis... »
Le premier sorcier Georges, l'aîné, était grand ; il avait de courts cheveux noirs et de profonds yeux acajou ; le second, Prince, avait des cheveux blonds un peu longs, et des yeux gris cristal. Ils portaient tout deux une chemise blanche et un pantalon de smoking noir, et avaient plutôt fière allure.
« Ne nous fions pas aux apparences, si ça se trouve, ce sont deux vrais crétins ! » s'inquiéta Pat.
« Voyons voir, et si c'étaient deux Crabbe et Goyle... »
Pat eut un hoquet d'horreur.
« N'y pensons pas pour le moment... » dit-elle pour finir.

-Très bien, j'ai une autre bonne nouvelle, après le repas, Georges et Prince partiront avec vous et passeront quatre jours à Poudlard.
Elles pâlirent toutes les deux.
« Mais qu'est ce que va penser Drago/Ron ? » pensèrent-elles en même temps.
« Le début des problèmes... » conclurent-elles ensemble.

Pendant le repas, elles restèrent silencieuses, et ils discutèrent uniquement avec Mme Jarson. Elles apprirent ainsi qu'ils étudiaient à la prestigieuse école allemande de sorcellerie Bodrich, qu'ils étaient aussi en sixième année, et qu'ils étaient passionnés d'échec.

A 15 heures, ils transplanèrent tous les quatre jusqu'au Pré au Lard, où une diligence les attendait pour les conduire à Poudlard.
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# Posté le dimanche 04 juin 2006 14:23

Modifié le samedi 03 mai 2008 09:24

Les Anges Déchus

Les Anges Déchus
Chapitre 7 : Retour de voyage


Sur le chemin, Lyly, qui bouillonnait sur son fauteuil, ne regardait que le paysage, et Pat riait intérieurement des tentatives de Georges pour poser sa main sur celle de Lyly, dont les yeux et les cheveux noircissaient un peu plus à chaque fois. Prince, quand à lui, restait sage et ne tentait rien qui puisse embêter Pat, il lui lançait cependant des regards significatifs.

Arrivée à Poudlard, la diligence s'arrêta et les fiancés descendirent en premier. Lyly n'aperçut par la fenêtre que quelques élèves de première année qui fuirent à l'intérieur.
« Ouf ! Personne en vue ! » se dit Lyly, soulagée.
Elle posa le pied sur la première marche de la diligence et Georges lui prit la main pour l'aider. En apercevant Drago qui arrivait, averti par les premières années de l'arrivée d'une diligence, elle loupa une marche, trébucha, et fut rattrapée de justesse par Georges qui la serrait à présent dans ses bras. En la voyant, Drago lui tourna le dos et préféra rentrer dans le château. Blaise, qui était aussi là avec Pansy, qui sautait presque de joie, en fit de même.
Puis ce fut au tour de Pat, qui eut à peine le temps descendre sur la première marche, que déjà Prince l'avait attrapée par la taille, l'avait soulevée et lui avait déposé un baiser sur la joue... tout ça sous le regard horrifié de Ron, qui venait d'arriver avec Harry, Ginny et Hermione. Elle n'eut pas le temps de réagir ; Dumbledore et les professeurs McGonagall et Rogue s'approchaient d'eux.
-Mesdemoiselles, toutes mes condoléances, je ne connaissais pas personnellement votre père, mais je n'en ai entendu que du bien, dit Dumbledore une fois à leur hauteur.
-Merci monsieur.
-Messieurs, bienvenus à Poudlard, je suis Dumbledore, le directeur de cette école, nous avons été informés de votre arrivée ce matin par Mme Jarson, poursuivit-il.
-Enchantés, dirent-ils très poliment.
-Georges, vous serez avec Lydie, à Serpentard, et voici le directeur de votre maison, le professeur Rogue. Quand à vous, Prince, vous serez avec Patricia, à Gryffondor, dont le directeur est la professeur McGonagall, ici présente. Très bien, Lydie et Patricia vont vous montrer vos dortoirs, nous vous reverrons au dîner.
Les trois professeurs s'éloignèrent.
-Excusez nous, il faut que je dise un mot à ma s½ur...Pat entraîna Lyly un peu plus loin.

-Pourquoi ne pas dévoiler notre secret, finalement ? murmura Pat.
-Quoi ? Surtout pas ! Tu deviens folle ? Tu veux qu'on finisse exclues de la société à 16 ans ?
-Mais... c'est trop dur ! Si tu avais vu le regard que Ron m'a lancé...
-Oh, c'est bon ! Tu crois que tout va bien pour moi ? Drago et Blaise m'ont vu dans les bras de ce Georges, et...
-Maintenant tu l'appelles par son prénom ?!
-Drago ?
-Non ! ...Georges ! eut-elle du mal à prononcer.
-Ah... je m'en suis pas rendue compte...
-Tu vois, tu t'habitues déjà à leur présence ! Pas qu'ils soient repoussants, mais cette situation n'est pas naturelle ! On ne peut pas rester sans réagir !
-...
-Lyly !
-Désolée Pat... Je ne peux pas me résoudre à dévoiler notre secret...
-Tu ne peux pas être ma s½ur ! Elle, elle n'est pas aussi lâche !
Elle partit sans attendre de réponse, attrapant au passage Prince par la manche et le tirant vers le château. Tous les élèves avaient assisté à la scène de la dispute, sans entendre ce qui s'était dit.
En arrivant dans la salle commune, Harry accepta gentiment de s'occuper de faire visiter les lieux à Prince. Elle monta dans son dortoir et s'assit sur son lit pour se remettre de ses émotions. Hermione la rejoignit.
-Alors ?
-Qu'est ce qui se passe ?
-Notre père est décédé...
-Je suis désolée, dit-elle, visiblement compatissante, ...et eux ?
-...nos futurs maris...
-Pardon ? demanda-t-elle en ouvrant de très grands yeux surpris.
-Ma belle-mère nous a trouvé des fiancés, de parfaits inconnus, avec qui on se mariera à la fin de l'année, selon la dernière volonté de notre père...et ma s½ur dit que l'on ne peut pas s'y opposer. Voilà toute l'histoire...
-Je comprends...ça doit être dur.
-Oui, mais n'en parle à personne, s'il te plait !
-Evidemment ! Compte sur moi vu que je ne peux rien faire d'autre pour toi...
...tu viens manger ?
-Non, j'ai pas faim, je vais me coucher directement.
-Comme tu veux, bonne nuit, répondit Hermione gentiment.



Pendant ce temps, Lyly avait conduit Georges jusque dans les cachots et lui avait montré leur maison. Au bout d'un moment, il osa lui poser la question qui lui démangeait les lèvres.
-Qu'est ce qui s'est passé ? Pourquoi vous vous êtes disputées tout à l'heure ?
-...L'émotion du mariage, ricana-t-elle.
-Et toi mon amour ? lui dit-il avec intérêt.
Lyly en oublia de respirer un instant, et resta bouche bée.
A ce moment là, Pansy, suivie de Drago et Blaise, entra dans la salle. Elle s'approcha d'eux, très joyeuse, tandis que Drago l'ignora royalement et alla s'asseoir au piano, et Blaise ne lui jeta qu'un coup d'½il dégoûté et partit vers une chaise devant la fenêtre. Le premier appuyait doucement sur les touches du piano, « ça alors ! Il joue vraiment bien ! » se dit Lyly, et le second admirait le paysage au dehors, se balançant légèrement sur son tabouret.
-Alors les amoureux ? commença Pansy en élevant la voix pour que tous puissent entendre « amoureux ». Pat faillit s'étrangler ; on entendit Drago se tromper complètement dans son morceau et cogner sur les touches comme sur un punching ball, et Blaise manqua de très peu de tomber de sa chaise et s'étaler sur le sol.
-On n'est pas amoureux, c'est clair ? Je ne le connais que depuis quelques heures ! se justifia-t-elle.
-Oui, douce rencontre, renchérit Georges.
-Et puis zut ! Bonne nuit ! s'énerva Lyly.
-Tu ne mange pas ? demanda Blaise, visiblement inquiet.
-Non !
Elle monta rapidement dans son dortoir.
-Je suis sûre qu'elle succombera à ton charme ! dit Pansy à l'égard de Georges avant de suivre Lyly.
Drago reprit son morceau, particulièrement mélancolique, et Blaise vint s'asseoir dans un fauteuil près de lui. Ils étaient à présent seuls dans la salle commune, Georges étant resté assis dans le canapé.
-Pourquoi une mélodie si triste ? demanda Georges sans se retourner.
Drago s'arrêta de jouer un instant et lui lança un regard noir.
-Ca ne te regarde pas...
-Comme tu veux...
-...au fait, comment il va son père ?
-à Lyly ? Je pourrais te dire que ça te regarde pas...il est décédé.
-Et merde ! laissa échapper Drago.
-Quoi, sérieux ? intervint Blaise, étonné, alors qu'est ce qu'on fait là au lieu de la consoler ?
-Elle n'en a pas besoin. Je l'ai déjà fait.
Ils le regardèrent méchamment.
-Au fait, t'es qui toi ? demanda Blaise, amer.
-Georges Pringers, le fiancé de Lydie.
Leurs yeux s'élargirent.
-Oui, on va se marier à la fin de l'année, dit-il, presque fier.
-Alors que vous vous connaissez que depuis quelques heures ? demanda Blaise, totalement incrédule.
-C'est notre choix et ça ne regarde personne. Bon, je vais me coucher.
-Toi non plus t'as pas faim ? demanda Blaise.
Sans se retourner et sans répondre, il monta dans son dortoir.
-Sympathique ce mec...C'est quand même bizarre cette histoire...chuchota Blaise.
Drago acquiesça, et ils descendirent manger rapidement avant d'aller dormir eux aussi.
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# Posté le dimanche 04 juin 2006 14:25

Modifié le samedi 03 mai 2008 09:25