Chapitre 9 : Le bal d'Halloween
Nous sommes le 26 octobre, cinq jours avant le tant attendu bal d'Halloween. C'est la folie à Poudlard, surtout chez les filles qui sont en pleine confection de leur déguisement ; les garçons, eux, s'y prennent comme d'habitude au dernier moment...
La Grande Salle a été aménagée pour que les élèves puissent y préparer leur costume, c'était, en effet, la tradition de porter des déguisements faits par des élèves ; elle est donc remplie de mannequins, posés près de petites tables sur lesquelles reposent des machines à coudre et des boîtes d'épingles et de patrons.
Ce matin, Lyly fut réveillée très tôt par un grand bruit, qui la sortit de son rêve, qu'elle trouvait plutôt cauchemardesque... elle tuait cet idiot de Ron Weasley après l'avoir surpris dans le lit de sa s½ur...
Elle sursauta donc en entendant Drago et Blaise, essoufflés, rentrer en trombe dans sa chambre pour s'y réfugier. Elle s'appuya sur ses avant-bras, toujours dans son lit :
-Qu'est ce qui se passe pour que vous osiez venir jusque dans les dortoirs des filles ?
-Cache nous ! Je t'en pris ! commença Blaise, à bout de souffle.
Ils partirent se cacher dans le placard, et avant qu'elle n'ait pu dire quoique ce soit, Pansy frappa à la porte et se précipita dans la chambre sans attendre de réponse.
-Où sont-ils ?
-Quoi ? Mais de quoi tu parles ?
-Drago et Blaise, est ce que tu les a vus ?
-Drago et Blaise, dans le dortoir des filles ? Tu te fiches de moi ? Ils n'y entreraient pas même sous la torture ! Ils sont bien trop fiers !
Pansy rit doucement.
-Tu as bien raison, sauf qu'ils ne viennent pas parce qu'ils ont trop peur de nous !
-Pas faux ! ricana Lyly.
-Désolée de t'avoir réveillée !
-C'est rien, à tout à l'heure !
Elle sortit du dortoir et poursuivit sa recherche.
-C'est bon, vous pouvez sortir, elle est partie, leur chuchota Lyly.
Ils passèrent la tête par l'entrebâillement du placard et avancèrent lentement vers elle.
-Qui a peur des filles ? demanda Blaise, vexé par ce qu'avait dit Pansy.
-Qui s'est caché dans un placard pour échapper à l'une d'elles ?
Elle marquait un point.
-Et qu'est qu'elle vous voulez ?
-Pansy nous a crée des... costumes pour le bal ! lui dit Blaise, apeuré.
-Quoi comme costumes ?
-Des déguisements de tomate et de citrouille, avoua Drago, avec une moue dégoûtée.
Elle explosa de rire et Blaise lui lança un regard de chien battu.
-Ne ris pas ! C'est pas drôle !
Lyly s'arrêta doucement et prit un air sérieux.
-Et si je vous confectionnais moi-même vos costumes ? demanda-t-elle gentiment.
-Super ! répondirent-ils en ch½ur avec enthousiasme.
-Très bien, maintenant je vais m'habiller, donc si vous pouviez... commença-t-elle en désignant la porte de la main.
-T'es sûre qu'on peut pas... tenta Blaise.
-Non ! Dehors !
Ils sortirent, tout penauds.
Dix minutes plus tard, elle les rejoignit et ils descendirent prendre leur petit-déjeuner.
Pat s'était réveillée tout aussi tôt qu'eux et s'était dépêchée d'attaquer son travail. Elle avait promis à sa s½ur, parce qu'elle était douée pour les déguisements féminins, et à Ron, parce qu'il n'avait aucune imagination et aucun talent particulier pour la couture, de le faire leurs déguisements.
Ca faisait deux heures que Hermione, Ginny, Lyly et Pat étaient au travail, quand Pirouette, la jolie chouette française de Pat et Lyly, arriva, une missive dans le bec. Pat l'attrapa et lut la lettre à haute voix :
Mes très chères cousines,
Comment allez-vous ? Moi, ça va parfaitement ! Ca fait trop longtemps que l'on ne s'est pas vu, mais j'ai une très bonne nouvelle ! Je vais étudier à Poudlard pour ma sixième année à Serpentard ! J'arrive le soir du bal de Halloween.
A très bientôt
Erika qui vous adore.
-Cool ! dirent Lyly et Pat en même temps.
-C'est une cousine ? demanda Hermione sans s'arrêter de coudre.
-Oui, notre petite cousine du côté de notre mère, et elle est super sympa ! dit Lyly avec un grand sourire.
-Alors les filles, ça avance ?
Les quatre filles se retournèrent et virent Drago s'approcher, Chaton autour du cou et son habituel petit sourire aux coins des lèvres.
-Pas du tout ! lui répondit Lyly avec un sourire.
-Quoi ? s'étonna Drago, un peu affolé.
-Je plaisante, j'ai bientôt fini celui de Blaise.
-Et... poursuivit-il.
-Et c'est tout.
-Quoi ? Pourquoi tu as commencé par celui de Blaise ? demanda-t-il, un peu énervé.
-Serais-tu jaloux ?
-Pas du tout ! Je suis pas jaloux, mais...
-Si tu continues de nous embêter comme ça, ton costume ne sera jamais prêt ! l'interrompit Ginny.
Comme il semblait vexé, Lyly se leva et lui déposa un baiser sur la joue.
-Parce que tu seras toujours le plus beau dans ton costume, donc même si je le commence un peu plus tard, ça ne changera rien, lui chuchota-t-elle tendrement.
Drago déposa Chaton sur les épaules de Lyly, l'attrapa doucement par la taille et rapprocha sa bouche de son oreille.
-J'ai hâte de te voir dans ton costume...
A ces mots, il reprend le serpent, se retourne, puis repart lentement vers la sortie.
-Chaud ! commença Ginny.
-Je l'avoue, mais comment résister ? Il est trop canon ! dit Lyly en se rasseyant.
-Hé ho ! On a encore du boulot je vous rappelle ! dit Hermione d'un ton sérieux.
-La pause est finie les filles, à vos aiguilles ! finit Pat en attrapant la boîte de perles.
Les jours passèrent à une vitesse hallucinante, si bien que l'après midi du jour j, tout le monde n'avait pas fini son costume ; Neville n'avait pas fini de coudre sa cape de Zorro, Dean manquait de bandelette pour son déguisement de momie, Luna ne retrouvait pas son balai et Pansy trouvait qu'elle n'avait pas mis assez de rubans roses sur sa robe de fée.
Dans les dortoirs des garçons de septième année de Gryffondor, moins d'une heure avant l'heure du bal :
-Où sont mes bandelettes ? Qui m'a pris mes bandelettes, demandait Dean, affolé, en arpentant toute la chambre.
-Personne n'a touché à tes bandelettes ! Moi je cherche mon chapeau melon, criait Ron, tout aussi affolé que Dean, en regardant à quatre pattes sous son lit.
Un « Aïe ! » résonna dans la pièce.
-Qu'est ce qui se passe, Harry ? demandèrent-ils tous en même temps.
-Je me suis mis le doigt dans l'½il à cause de ces foutues lentilles ! leur répondit-il, énervé.
-Bonsoir les mecs ! Vous n'auriez pas vu ma cape, par hasard ? demanda Neville en entrant dans la pièce.
-Non Neville ! répondit Harry, de plus en plus sur les nerfs, un ½il toujours fermé.
Pendant ce temps là dans le dortoir des filles de septième année de Gryffondor :
...tout se déroulait dans la sérénité et la bonne humeur ;
-Ginny, demanda calmement Hermione, peux-tu me passer ta brosse à cheveux, s'il te plait ?
-Bien sûr. Pat, est ce que tu peux me prêter ton gloss ? dit gentiment Ginny.
-Menthe ou vanille ? l'interrogea Pat avec un grand sourire.
-A la menthe, s'il te plait !
-Bon, on est enfin prêtes les filles ! annonça fièrement Pat en regardant ses amies.
-Très bien, les filles, à vos masques !
Et elles sortirent en riant de la pièce.
Dans les dortoirs de Serpentard, chez les garçons de septième année :
-Blaise, où est mon pot de gel ? demanda Drago.
-J'en sais rien, vieux ! Mais n'en mets pas !
-Pourquoi ?
-Lyly te préfère sans gel !
-Comment tu le sais ? demanda-t-il, incrédule.
-Je le sais, c'est tout ! Et merde, j'ai perdu ma casquette !
-Sur le lit, andouille !
Chez les filles de Serpentard :
-Olala !
-Qu'est ce qu'il y a ENCORE, Pansy ?
-Ma baguette...où est ma baguette de fée ? s'affolait-elle en tournant en rond dans la pièce.
-Elle n'est pas sur ton lit ?
-Non !
-Sur mon lit ?
-Sûrement pas !
-Dans la salle de bain ?
-Ouf ! Je l'ai retrouvée, heureusement que je sais ranger mes affaires !
-Et merci, c'est pour les chiens ? demanda Lyly, de plus en plus exaspérée.
-Pourquoi est ce que je te remercierais ?
-Laisse tomber ! Tu es prête au moins ?
-Oui !
A 20 heures précise, les premiers élèves arrivèrent dans la salle et la musique démarra.
C'était, en majorité, des petits de première et de deuxième année, composés essentiellement de petites sorcières au nez crochu, de citrouilles, et de petits diables, tous portant un loup noir.
Une petite demie heure plus tard, les troisième, quatrième et cinquième années arrivèrent, tous en groupe. Leurs costumes étaient plus beaux et plus recherchés ; il y avait des princesses, des chevaliers, des vampires, et des monstres de toutes sortes.
La Grande Salle était de plus en plus remplie et une grande partie des élèves dansaient déjà.
Puis ce fut le tour des sixième année de faire leur entrée. On pouvait voir des super héros pour les enfants de moldus, des sorcières et sorciers célèbres et des monstres de plus en plus effrayants.
Enfin, arrivèrent petit à petit, aux alentours de 21h30, les septième année, de loin les plus imaginatifs. Tous les yeux furent rivés sur eux, et ce fut comme une sorte de défilé.
Tout d'abord, on vit une jolie indienne, accompagnée de la sorcière la plus laide que l'on puisse imaginer, d'une orientale avec une robe à grelots et d'une fée rose des plus ridicules. Vinrent ensuite un pirate et un grand gentleman anglais des années 60, qui avaient tout deux fière allure, suivis d'un Zorro, d'un prisonnier et d'une momie. Un chevalier et une femme des plus étranges les rejoignirent.
Quelques minutes plus tard, les regards se tournèrent à nouveau vers la porte de la Grande Salle. Un beau militaire, portant une chemise moulante couleur army, un pantalon avec une ceinture noire, des rangers, une chaîne et une casquette des commandants de guerre, fit son entrée avec deux jeunes femmes, particulièrement jolies, lui donnant chacune un bras. La première, à sa droite, était habillée en diablesse ; elle portait un petit bustier rouge décolleté, un pantacourt moulant tout aussi rouge, de longs gants et de grandes bottes en cuir rouge. Elle avait les cheveux attachés en une queue de cheval, surmontés de deux cornes rouges, et un petit masque effilé noir. Elle tenait un grand trident, et portait une jolie queue rouge, terminée par un petit triangle et descendant jusqu'à ses talons hauts.
La seconde, à sa gauche, était habillée en femme de soirée des années 70 ; elle avait une longue robe noire sans manches et décolletée en coeur, fendue du côté droit jusqu'à sa cuisse, sur laquelle elle portait un petit manteau noir en fourrure, un petit collier en argent, de longs gants blancs lui montant jusqu'aux coudes, accompagnés de trois petits bracelets en or, et des chaussures à talons aiguilles noires. Elle avait les cheveux relevés en chignon, d'où quelques mèches s'échappaient, et un petit masque en plumes rouges.
Ils se firent tout les trois largement applaudir. Evidemment, tous étaient masqués, et par conséquent, méconnaissables.
Enfin, tout le monde se tut lorsqu'un ange entra dans la salle, tandis que la musique battait toujours son plein. Le garçon aux cheveux blonds portait une chemise à manches courtes blanche très moulante, légèrement ouverte en haut, avec un pantalon blanc taille basse assez large, et des souliers blancs. Il avait deux grandes ailes en plumes d'aigle blanc qui lui descendaient jusqu'aux chevilles, et un petit masque noir serti de strass.
Il avança lentement dans la pièce toujours silencieuse, quand une vague de sifflements et d'applaudissements se fit entendre.
Il fut rejoint par la diablesse et le militaire, et ils s'élancèrent sur la piste comme tous les autres. Le gentleman anglais et la jolie femme des années 70 passèrent la soirée avec le pirate, l'indienne et l'orientale, et les autres ne reconnaissant personne, dansèrent avec un peu tout le monde.
Vers minuit, Dumbledore entra dans la Salle et fit arrêter un instant la musique.
-Bonsoir à tous. J'espère que vous passez une bonne soirée d'Halloween.
Un grand « oui » enjoué résonna dans la pièce.
-Je vois que nos jeunes élèves commencent à être fatigués, poursuivit-il en désignant les élèves de première et de deuxième année, endormis sur les chaises, il est donc temps pour eux d'aller se coucher. Il reste une bonne demie heure pour les troisième, quatrième et cinquième année, et une heure et demie pour les sixième et septième année avant l'extinction des feux.
Mais à présent, voici le moment que vous avez tant attendu ! A bas les masques !
Tous les élèves s'exécutèrent. La plupart était surpris, étonné des costumes de leurs amis, les autres étaient très heureux d'avoir passé une bonne soirée avec des gens à qui ils n'avaient pas l'habitude de parler.
La méchante sorcière et le Zorro qui avaient dansé ensemble étaient, bien évidemment, Luna et Neville ; le pirate et l'orientale, Harry et Ginny ; Le prisonnier et la femme étrange, Seamus et Prince ; le chevalier et la fée rose, Georges et Pansy ; la momie, le militaire et l'indienne, Dean, Blaise et Hermione ; le gentleman anglais et la lady, Ron et Pat ; et l'ange et la diablesse rouge, Drago et Lyly.
Le gentleman entraîna la lady près du buffet pour lui offrir à boire.
-Alors comment trouves-tu mon costume ? demanda Pat en tournant sur elle-même.
-Il est magnifique, mais la personne qui le porte l'est encore plus... dit-il avec un grand sourire. Elle rougit un peu et remarqua que les oreilles de Ron étaient couleur tomate.
Les slows débutèrent.
-Pat, commença-t-il.
-Oui ?
-Voulez bien m'accorder cette danse, gente dame ? demanda-t-il en se courbant, sans quitter son doux regard.
-Mais avec plaisir, mon bon monsieur, lui répondit-elle avec un très grand sourire, en attrapant la main qu'il lui tendait.
Ils commencèrent à danser, les yeux dans les yeux.
-Tu as vraiment des yeux superbes...lui chuchota-t-il à l'oreille.
-Moi, j'adore tes taches de rousseur...dit-elle en lui caressant la joue.
-Pat... je crois que je...
Il baissa les yeux et rougit de plus belle. Elle prit son menton dans sa main et embrassa délicatement sa joue, son nez, et son menton. Puis elle le regarda tendrement.
Ils penchèrent lentement la tête, fermèrent les yeux, et s'embrassèrent, sous le regard attendri de leurs amis. Puis ils se séparèrent et se sourirent.
-Je t'aime, Pat.
-Moi aussi je t'aime, Ron.
Après de nombreux petits baisers pleins d'amour, ils sortirent pour aller dans un endroit un peu plus romantique.
De son côté, l'ange et la diablesse dansaient un slow sur la piste. Drago tenait tendrement Lyly par la taille et elle avait passé ses bras autour de son cou.
Il approcha lentement sa bouche de l'oreille de Lyly et lui chuchota :
-Sexy ton costume...
Elle sourit et posa sa tête contre son torse. Ils restèrent ainsi toute la durée de la chanson, puis se séparèrent lentement.
-Est-ce que tu ne serais pas un peu fatiguée, par hasard ? lui demanda-t-il, un sourire coquin aux lèvres.
-Oui, très ! lui répondit-elle en lui rendant son sourire.
Drago lui prit la main et l'entraîna vers la sortie. Ils partirent dans leur salle commune.
-Si on se mettait en pyjama ? demanda Lyly d'une voix mielleuse.
-D'accord, à tout de suite, répondit Drago en s'approchant et en lui déposant un bisou tout près des lèvres. Puis il monta dans son dortoir, et elle en fit de même.
Dix minutes plus tard, Lyly descendit dans son pyjama français : un débardeur rouge et un petit short. Elle aperçut Drago, dans le canapé dans son pyjama qui ne comportait qu'un pantalon blanc. Elle s'installa contre lui et il l'entoura de ses bras. Elle jouait doucement avec la fine toison blonde qui parcourait son torse nu.
Puis elle se leva, rompant le doux silence qui s'était installé.
-Hé ! protesta Drago.
-Oui ? répondit Lyly avec un joli sourire.
-Tu t'en vas ? demanda-t-il visiblement déçu, Pourquoi ?
-Pour ça... Elle se mit face à lui et s'assit à califourchon sur lui, une jambe de chaque côté de ses hanches, puis plaça sa tête dans le creux de son cou. Elle leva un peu les yeux pour voir sa réaction ; il lui souriait tendrement. Il pencha délicatement la tête et l'embrassa véritablement pour la première fois.
Puis ils furent interrompus par l'arrivée de deux élèves. C'était Blaise et une jeune fille en costume de chat ; elle portait deux petites oreilles de chat sur ses cheveux noirs et très lisses attachés en un chignon de danseuse, un petit haut décolleté noir sur une combinaison en résille, une ceinture tressée sur un mini short noir et de grandes bottes de cuir noir. Elle avait également de longs faux ongles noirs, une adorable queue touffue noire, et un mince collier à pics.
-Et bien ! Je vous laisse seuls une seconde et je vous retrouve l'un sur l'autre ! dit-il pour les taquiner.
Drago se leva sans lâcher la main de Lyly qui en fit de même, en rougissant un peu.
-Bon, présente nous ton amie, commença Drago, embêté qu'ils les aient dérangés. Mais Blaise n'eut pas le temps de répondre, Lyly ayant déjà sauté au cou de la jeune fille.
-Erika, enfin !
-Lyly, je suis si contente de te revoir !
-Kira ma chérie, qu'est ce que tu as changé ! Pendant une seconde, je ne t'avais pas reconnue !
Les deux garçons se dévisagèrent.
-Hum... vous vous connaissez ? demanda Blaise, incrédule.
-Oui, c'est ma petite cousine du côté de ma mère, Erika Low, dit Lyly toute fière. Kira, je te présente mes deux amis, Blaise et Drago.
-Tu veux dire ton ami et ton petit ami ! répliqua Drago, faussement vexé.
-Oui, désolée mon c½ur, lui dit-elle avec un regard coquin.
-Enchantée, moi c'est Erika, enfin Kira.
-Salut, Drago.
-Bon, moi j'ai sommeil, pas vous ? demanda Kira en baillant.
-Si ! répondit Blaise en s'étirant, au lit !
-Toi ! Tu vas dans TON dortoir ! Kira, tu me suis, leur dit-elle en les regardant d'un air qui voulait dire « attention je vous surveille ! ».
-Quoi ? Aller dans le dortoir de ta cousine ne m'avait même pas traversé l'esprit ! se défendit Blaise avec un regard coquin.
-Mouais, c'est ça...
Drago attrapa Lyly par l'arrière du bras et lui déposa un petit baiser dans le cou.
-Et moi ? lui chuchota-t-il.
-Toi, je te veux bien dans moi dortoir...
-Dépêche toi ! lui murmura-t-il en l'embrassant à nouveau dans le cou.
Lyly attrapa le bras de Kira qui commençait à lancer des regards doux à Blaise, et l'entraîna dans le dortoir des filles de sixième année.
Pendant ce temps, alors que Blaise commençait à grimper les marches vers son propre dortoir, Drago le rattrapa.
-Hé, Blaise ! On arrête le pari ! lui lança-t-il.
-Ok puisque tu sors avec Lyly et que j'ai maintenant... une nouvelle proie.
-Fais gaffe à Lyly ! Si elle l'apprend, elle te tue !
-Pas de problème ! Bonne nuit avec la diablesse !
-Ouais, bonne nuit !
Blaise monta et Drago rejoignit Lyly dans son dortoir, vide cette nuit là.