Fanfic Hermione / Rogue

Fanfic Hermione / Rogue
Une fanfiction très cool sur un couple très particulier !

Particulier !...professeur et élèves, ouais bizarre...

Rester sage



Un bruit de pas me décida à ouvrir les yeux. Tout résonne tellement plus fort sous terre, dans les cachots. J'avais mal dans tout le corps, du mal à tenir mes paupières ouvertes, je tremblais de froid, et j'osais à peine m'avouer à moi-même que je mourais de peur.
Et surtout, je me maudissais de m'être laissée avoir si bêtement. Moi, Hermione Granger, me croyant bien plus intelligente que tout le monde, j'avais décidé d'aller seule dans l'antre de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom. Oh, pas pour la gloire, non, je voulais juste dérober le 'parchemin des secrets'. Le parchemin qui indiquait où se trouvaient les Horcruxes... pas pour m'en servir moi-même, pour le donner à Harry...
Mais tout avait été de mal en pis... Malgré ma potion de polynectar améliorée (qui donne non seulement l'apparence, mais aussi les connaissances de la personne) je m'étais faite repérer de la plus stupide manière qu'il soit.
La personne dont j'avais pris l'apparence s'était libérée du sort d'entrave que je lui avais jeté et elle m'avait croisé dans les couloirs du manoir du mage Noir... me récompensant de mes 'rictusempra-expelliarmus-stupefix-incarcerem' par un nombre incroyable de 'endoloris', tous plus douloureux les uns que les autres.
Vous y croyez, vous, à une malchance pareille ? Tout ça parce que moi, la douce Hermione Granger, je n'avais pas pu le tuer, et pourtant, Merlin sait que ce mangemort en a fait souffrir plus d'un sans remords.
C'est décidé, la prochaine fois, je laisserai ma légendaire sagesse aux vestiaires et j'agirai plus impulsivement... enfin, si on m'en laissait le temps, le bruit de pas semblait s'être arrêté devant ma porte.
Je me sentis alors toute... bizarre. Quelqu'un s'était insinué dans ma tête. Et sa voix me parlait.
« Tais toi et écoute, je n'ai pas beaucoup de temps. N'aie pas l'air étonnée de me voir. Pleure, crie et frappe moi si tu veux, mais surtout, surtout, ne parle pas de l'Ordre. Tu as compris ? »
Je me demandais si penser à répondre oui suffirait pour qu'il comprenne, quand il reprit :
« Bien sûr, puisque je suis dans ta tête ! Granger, tu es pourtant bien placée pour savoir ce qu'est la legimencie. Je vais essayer de te tirer de là, mais tu dois coopérer. Montre leur juste à quel point tu me hais... »
Je voulais lui poser plein de questions, mais je sentais déjà sa présence s'estomper. La petite fenêtre de la porte coulissa et un nouveau 'endoloris' me fit mal à en hurler. La porte s'ouvrit alors en un grincement de mauvais augure...
« Mon cher Severus, voilà donc la prisonnière qui vous intéresse tant... Intéressant, intéressant. Je croyais que vous n'aimiez pas exercer ce genre de privilège sur nos prises de guerre. »
Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom était entré dans ma cellule en compagnie de Rogue, ce traître. Malgré ce que la voix m'avait dite, je n'eus pas à me forcer pour leur jeter un regard brûlant de haine. J'essayais d'oublier la douleur pour trouver la force de me redresser.
Cela peut paraître un peu stupide parce que la situation était désespérée, mais je ne voulais pas baisser la tête devant eux, je ne voulais pas leur montrer ma peur.
« Maître, je vous avoue que je serais ravi d'obtenir ce privilège aujourd'hui. » répondit Rogue d'une voix obséquieuse.
Un ton totalement écoeurant de servilité. Parvenant enfin à contrôler mon tremblement je criais :
« Jamais ! Je ne suis pas une marchandise ! Je n'appartiendrais jamais à quiconque et encore moins au misérable rat des cachots ! Bâtard graisseux ! Vieux pervers arrogant et pathétique !»
Le rire sarcastique de Rogue résonna cruellement à mes oreilles, ses yeux me foudroyèrent, et, oubliant ce que m'avait dit la voix, je le vis avec horreur s'approcher de moi. « C'est qu'elle a du répondant la petite... »
Sa main s'approcha. Ses doigts se posèrent doucement sur mon visage, presque caressants, et me meurtrirent brutalement les joues quand j'essayai de détourner la tête. Je le regardai alors droit dans les yeux et lui crachai à la figure, hurlant « Harry vous tuera »
Je me reculai vivement en voyant la haine dans ses yeux, il me jeta alors un 'endoloris' me faisant sombrer dans l'inconscience.
Je me réveillai dans une pièce inconnue. J'étais toujours attachée, mais les liens me faisaient moins mal. Je remuai doucement, essayant de me redresser pour regarder autour de moi quand une voix connue me fit sursauter.
« Tu es réveillée ? Tu n'as pas trop mal ? »
L'ombre m'avait dissimulé sa présence et je ne pus m'empêcher de me recroqueviller au fond du lit en voyant Rogue.
« Je suis désolé pour l''endoloris', mais je n'avais pas tellement le choix. Sinon, un autre mangemort t'aurait lancé un 'avada kedavra', ou t'aurait réclamée pour s'amuser. »
« Je suis aussi désolée de vous avoir dit des choses désagréables. Avec la douleur, j'avais oublié que vous étiez là pour m'aider » dis-je d'une voix misérable. « Et puis non, je n'ai pas envie d'être désolée. Ca fait vraiment très mal un 'doloris' ! »
« Je sais. Je suis désolé. Je vais essayer de trouver le moyen de te faire évader, mais je ne sais pas quand ce sera possible. » dit-il en me détachant.
« En attendant, fais comme chez toi. Tu devras juste te souvenir d'avoir l'air soumise et triste quand tu verras les mangemorts, je leur ai dit que je t'avais fait boire une potion de docilité. Tu peux lire, écrire, te promener dans mes appartements, mais il ne vaut mieux pas que tu en sortes seule. »
« D'accord » répondis-je docilement, cherchant à assimiler les informations que mon ancien professeur de potion venait de me donner. Devais-je lui faire confiance ou non ?
« Quand tu seras un peu plus présentable, on utilisera un appareil moldu modifié pour communiquer avec les membres de l'Ordre. »
« On peut communiquer avec l'extérieur ? » demandais-je, soudain rassurée. C'est bien beau d'avoir envie de croire quelqu'un, mais j'avais déjà assez fait de bêtises comme ça depuis le début de ma mission casse-cou sans y ajouter une erreur de plus.
« Pourquoi pas maintenant ? »
Il me toisa en reniflant d'exaspération. « Granger, vous rendez vous compte de l'état pitoyable dans lequel vous êtes ? Si Potter ou l'un des Weasley vous voyait comme ça, je ne doute pas un instant qu'ils tenteraient de me lancer un 'avada kedavra' au travers de cette chose moldue, sans même écouter mes explications. Et croyez le ou non, je tiens à la vie. »


J'avais pu téléphoner à l'Ordre grâce à un téléphone portable magiquement modifié qui faisait également télé et fonctionnait même en l'absence totale de réseau. Depuis, nos relations étaient plus détendues. J'étais toujours captive, j'attendais de retrouver ma liberté, mais je savais qu'il ne me mentait pas.
Après une semaine d'enfermement, je commençais à m'installer dans ma routine. Je me levais tôt et préparais le petit déjeuner pour moi et Severus. Puis il partait en mission pendant que je dévorais sa bibliothèque, principalement des manuels de potion.
A son retour, je lui demandais invariablement de m'apprendre à réaliser les extraordinaires potions dont j'avais étudié les recettes dans la journée, puis nous nous couchions, moi un peu désolée de lui voler son lit, le laissant dormir dans un inconfortable sofa.
Et je rêvais. Parfois, je me demandais, rouge de honte, s'il m'arrivait de parler dans mes rêves, mais comme le lendemain Severus ne me faisait aucune remarque, j'en déduisis que non.
Mes rêves étaient... habités. Et Severus m'y rejoignait de la plus douce manière qu'il soit. J'étais sortie avec Ron pendant presque 3 mois, et je n'avais jamais fantasmé sur lui de cette façon. Ni même sur Victor Krum... Je n'avais jamais échangé plus que des baisers et quelques innocentes caresses avec eux, et n'avais jamais fait ce genre de rêves avant. Et ça me perturbait beaucoup.
Il ne s'agissait plus du Severus Rogue des cachots de Poudlard qui tyrannisait ses élèves, mais d'un Severus sexy endiablé, divinement excitant, débordant de sensualité, et il... m'embrassait jusqu'à ce que je me réveille haletante, furieuse contre moi-même de m'être réveillée un peu trop vite, puis, reprenant mes esprits, encore plus furieuse d'avoir eu ces pensées.
C'était un après-midi pluvieux et Severus était en retard. Je m'étais endormie, bercée par la pluie quand un bruit de porte claquée me réveilla.
Sa robe noire trempée gouttait sur le parquet, il était plus pale que d'habitude et avait l'air exténué. Je m'approchai de lui, fis apparaître une tasse de thé chaude que je lui mis entre les mains, et qu'il but tranquillement.
Ses yeux semblaient toujours traîner sur les vestiges sanglants d'un quelconque champ de bataille. Il ne bougeait pas, comme un homme qui en aurait trop vu, et je devinais que cette journée avait due être particulièrement cruelle pour les moldus et opposants du Mage Noir.
Je pris une serviette dans la salle de bain pour ses cheveux trempés. Quand je revins, il était toujours au même endroit, figé. Je repoussai doucement les mèches de cheveux de son visage, et les essorai un peu, il ne réagissait toujours pas, à peine un frémissement quand ma main avait effleurée sa joue.
Comme je ne voulais pas qu'il risque d'attraper froid, je décidai de m'attaquer à sa robe, elle aussi trempée. Le tissu mouillé rendait mes doigts malhabiles, mais je déboutonnai les boutons récalcitrants un à un. Il se laissait faire, comme un enfant.
Une fois le vêtement à terre, je me sentis rougir, gênée de ce que j'avais fait, et surtout, troublée de ne pouvoir empêcher mon regard de se promener sur son torse, qu'une chemise mouillée ne cachait plus vraiment. Un peu réchauffé par le feu, il avait repris quelques couleurs et me jeta un regard interrogateur.
Ma raison me soufflait de m'éloigner de lui, mais j'avais passé tellement d'années à suivre ce qu'elle me disait que pour une fois, j'avais envie d'agir inconsidérément. Je m'approchai doucement et fermant les yeux, posai mes lèvres sur les siennes.
Je me sentis troublée, enivrée par son odeur. Et je voulais qu'il me rende mon baiser. Je laissai une main vagabonder sur sa joue, attendant qu'il y réponde, morte de peur à l'idée qu'il me rejette. Je sentis alors l'une de ses mains se poser sur ma taille, l'autre jouer avec mes cheveux, sa langue se faire plus pressante et demander l'entrée de ma bouche.
Grisée, je m'abandonnai à son étreinte, et mes doigts s'égarèrent sur son torse, en voulant toujours plus. Me rapprochant encore, je détachai lentement les boutons de sa chemise, m'imprégnant de la sensation de sa peau frissonnant sous mes légères caresses.
Détachant ses boutons de manchette, j'allais lui ôter le vêtement quand je le sentis se raidir et me repousser violement. Je lui lançai un regard perdu, terriblement déçue qu'il ait arrêté de m'embrasser et stupéfaite de me découvrir si entreprenante.
« Tu ne peux pas. Reste loin de moi.»
« Pourquoi ? » demandai-je, ne comprenant pas sa soudaine violence.
« Je suis le Mal... » affirma-t-il, l'air malheureux.
« Non, tu n'es pas le Mal » répondis-je, d'une voix rassurante.
« Je suis le Mal. J'apporte la mort et le malheur. » continua-t-il, me montrant sa marque.
« Tu n'es pas le Mal ! Regarde moi, Severus. Tu es l'homme le plus courageux que j'ai jamais vu. Tu n'es pas seulement un mangemort, tu es celui qui a permis à beaucoup de gens d'être sauvés »
« Je suis le Mal. Il ne faut pas s'approcher de moi. »
« D'accord, tu es le Mal. » acquiesçai-je, changeant de stratégie « Tu es le Mal, mais alors, j'ai laissé le Mal entrer en moi... Pour l'instant, tu voudrais m'abandonner, mais moi, je veux que tu me prennes dans tes bras, que tu me ramènes près de toi, que tu m'embrasses, que tu ... »

Le mal est entré
meilleur ennemi
Il sait m'abandonner
Me ramener près de lui

« Ne joues pas avec moi, Hermione. Je suis vraiment le Mal. »
« Et alors ? Prends moi dans tes bras et embrasse moi encore. Je veux être corrompue par ton Mal »
« Ne joue pas avec ce que tu ne maîtrises pas, Hermione. »
« Tu n'as pas compris Severus. Je ne veux pas rester sage. » Dis-je, bien déterminée à obtenir ce que je voulais, pour une fois, faire mes rêves devenir réalité.
Je me relevai, et lentement, déboutonnai un à un les boutons de ma robe, la laissant doucement retomber derrière moi. Le torse de Severus se soulevait un peu plus vite, au rythme de sa respiration troublée.
« Je ne veux pas rester sage. J'aime l'envie... »
Je soulevai délicatement mon pull et le fis passer par-dessus ma tête, n'ayant plus qu'une fine dentelle pour cacher ma poitrine à son regard enflammé.
Je rougis légèrement à l'idée de ce que je m'apprêtais à faire, mais ne reculai pas. Je commençai à enlever mon pantalon.
« Je ne veux pas rester sage » répétai-je doucement.
Dans un dernier espoir désespéré de m'ignorer, il ferma les yeux.
« Je pourrais abuser de mon âge... » Soufflai-je, attirée par sa faiblesse dévoilée.
Je m'approchai de lui, et fis glisser un doigt coquin sur son torse.
« Je ne veux pas rester sage » murmurai-je au creux de son oreille, taquinant celle-ci de mon souffle.

Je ne veux pas rester sage
J'aime le souffre et l'envie
Abuser de mon âge
Je ne veux pas rester sage

Puis, caressant la ligne de sa mâchoire, je déposai un baiser léger sur ses lèvres, et posant ses mains sur mes hanches nues, l'implorai :
« Regarde moi »
« Le Mal est en moi, et je sais qu'il détruit... qu'il pourrait me faire crever... je ne veux pas t'entraîner dans ma noirceur.» dit-il.

Le mal est entré
Et je sais qu'il détruit
Qu'il pourrait me faire crever
Que reste-t-il ici ?

« Regarde moi » repris-je plus fermement, m'installant délibérément face à lui, sur ses genoux.
« Hermione, ne joues pas avec moi. Je ne suis pas sûr de pouvoir me contrôler. » murmura-t-il d'une voix rauque, ouvrant enfin les yeux.
« Je suis le Mal. » répéta-t-il, plus pour s'en convaincre lui-même que pour moi.
« Tu me l'as déjà dit. Si tu es le Mal, alors le Mal est ma lueur. » affirmai-je, laissant mes ongles effleurer doucement ses bras.
« Si tu es le Mal, son ombre est ma couleur... » Mes doigts s'attardèrent sur les épaules musclées.
« Mon parfum son odeur... » Je déposais un baiser dans le creux de son cou.
« Prends ton Mal en douceur. » continuai-je, mes mains descendant résolument le long de son torse.

Le mal est ma lueur
Son ombre est ma couleur
Le mal est ma lueur
Mon parfum son odeur
Prends ton mal en douceur.

Le voyant prêt à céder, avant qu'il ne change d'avis, je m'emparai de sa bouche avec passion, et tressaillis quand il répondit enfin à mes avances. Intimidée, je commençai à décrocher sa ceinture, encouragée par ses caresses.
Je frissonnai en sentant ses mains remonter le long de mon dos, jouer avec mes cheveux avant de redescendre me libérer de mes derniers vêtements. Je me rendis compte qu'il m'avait portée à la chambre qu'en sentant la couette sous ma peau. Je n'avais pas peur, je savais qu'il serait tendre. Et qu'il avait vaincu sa noirceur.
Ce matin là, je me réveillai le sourire aux lèvres, avec un sentiment de bien-être et de chaleur. Les bras forts de Severus m'entouraient, et son épaule me servait d'oreiller. Il me sourit aussi, embrassant fugitivement mon nez, il me dit merci. J'espérais juste qu'il me permette de rester à ses côtés. Entrelaçant ses doigts à mes cheveux, il me demanda si ça m'ennuyait qu'il soit tombé amoureux de moi... non... je suis même la plus heureuse du monde !
Maintenant, peu importe que je me sois faite bêtement enfermer dans le château du Mage Noir, j'ai rencontré quelqu'un de bien, et je me sens prête à déplacer des montagnes avec lui...

# Posted on Wednesday, 18 October 2006 at 2:50 PM

Edited on Monday, 23 July 2007 at 11:39 AM

Fanfic Sirius / Remus

Fanfic Sirius / Remus
Encore un couple gay, il paraît que c'est à la mode... n'empêche que je n'ai eu aucun mal à m'habituer à celui-ci !

Auriane, j'ai toujours sû que tu étais une petite nature...

Petite visite



Leurs souffles se mêlaient, chauds et rapides. Des gémissements de plaisirs s'échappaient de leurs bouches.
« Je t'aime » souffla-t-il.
Son amant lui répondit par un baiser passionné. Et les mouvements se firent plus rapides et saccadés. Leur respiration s'accéléra. Le désir avait atteint son paroxysme. Ils se répandirent en même temps l'un sur l'autre, et un rayon de lune éclaira leur visage...


Remus se réveilla en sursaut et en sueur. Dire qu'il était choqué aurait été un euphémisme. Il était au-delà du choc. Ce n'était pas la première fois de sa vie qu'il faisait un rêve érotique, mais il avait plutôt l'habitude de voir Sacha, ou Emmy, ses dernières amourettes d'adolescent. Jamais, au grand jamais, il n'avait fait de rêve de ce genre, et avec lui comme 'compagnon'. C'était impossible !
Mais pourtant, comme tant de fois auparavant, Remus Lupin doutait. Sa fascination avait débuté dès sa première année. La première fois qu'il l'avait vu dans le Poudlard Express, il avait été troublé par les yeux gris du jeune garçon. Pourtant, à onze ans, on ne pense déjà pas aux filles, alors aux garçons... du coup, il avait oblitéré. Sans se rendre compte qu'il avait été la première personne à regarder Remus Lupin dans les yeux. Car il n'aimait pas regarder les gens dans les yeux, et ce depuis sa transformation. Il avait trop l'impression qu'on découvrirait sa vraie nature.
Sept années s'étaient écoulées. Remus avait eu deux petites amis, Sacha, puis Emmy, et quand à lui... et bien, bizarrement, il n'en avait eu qu'une. Pourtant, il aurait pu sortir avec qui il voulait. Mais il ne l'avait jamais fait.
La sonnette mit fin à ses réflexions. Il jeta un coup d'½il à son réveil. Il était très exactement quatre heures et demi du matin. Qui pouvait sonner avec une telle insistance à cette heure là ? Maugréant, il enfila un tee-shirt et le premier pantalon qu'il trouva, et descendit ouvrir.
« Ça va, ça va, j'arrive » continua-t-il à maugréer en s'approchant de la porte.
Il ouvrit, et son souffle fut coupé. C'était lui ! Ses cheveux noirs trempés et plaqués contre son front le faisaient ressembler à un chien mouillé, mais alors à un chien mouillé fichtrement sexy ! Aussitôt, les images de son rêve lui revinrent en mémoire, mais il se força à ne pas rougir, et, sans baisser les yeux, il parla.
« Sirius, que fais-tu ici ? Tu as vu l'heure ? »
Sirius, car c'était lui l'objet de l'obsession de Remus, fronça les sourcils et regarda sa montre.
« Oh, merde ! Désolé Remus, j'avais pas calculé ! Je te réveille ? »
« Oui » mentit Remus. « Mais c'est pas grave. Alors, qu'est-ce que tu fiches ici ? »
Sirius détourna son regard.
« Je devais te parler, mais je me rends compte que c'est peut être pas le moment... »
Remus réfléchit un instant.
« Allez, rentre te mettre au chaud, petit toutou » dit-il avec un sourire.
Sirius lui rendit son sourire.
« Merci. Il pleut des cordes, dehors ! »
Il entra comme si c'était chez lui, se dirigea vers la cheminée pour s'y asseoir devant, sur le sol. Remus se rapprocha.
« Quitte ta veste, Patmol ! »
Sirius le regarda, comme s'il ne comprenait pas. Il eut soudain l'air d'atterrir, et ôta sa veste en cuir chargée d'eau.
« Tu veux boire quelque chose ? Du thé ? »
Sirius secoua la tête. Il avait l'air perdu, et Remus réalisa qu'il avait quelque chose de grave à dire. Il le rejoint pour s'installer à côté de lui.
« Qu'y a-t-il ? » demanda-t-il d'une voix douce.
Sirius hésita.
« Et bien... En fait, je sais pas si je dois t'en parler, mais James et Lily m'y ont poussé, alors... mais là, maintenant, je réalise que c'est ridicule et que tu vas t'enfuir en courant, et je ne veux pas ça, alors le mieux serait peut être que je me taise, mais dans ce cas là, tu risques de commencer à t'imaginer des choses qui ne seraient pas tout à fait exactes, et je ne pourrais pas t'expliquer. Du coup je suis là, en train de sortir une volée de mots sans queue ni tête, et tu ne comprends rien à ce que je raconte. Bon sang Remus, fais quelque chose, n'importe quoi, mais oblige-moi à me taire, je me sens pommé ! »
Remus sourit. C'était bien du Sirius, ça ! Mais il pensait à la demande de Sirius 'fais quelque chose, n'importe quoi, mais oblige-moi à me taire' et avait une idée, mais il se doutait bien que ça ne plairait pas à son meilleur ami...
« Remus, pourquoi tu me regardes comme ça ? » demanda alors le jeune homme.
Remus réalisa qu'il n'avait pas quitté les lèvres de Sirius du regard, avec un sourire rêveur. Il se sentit rougir.
« Pardon, je réfléchissais. »
'Oui, bonne excuse pour masquer ton manque de subtilité !'Sirius eut l'air inquiet.
« A quel sujet ? »
Remus regarda la cheminée, évitant de regarder Sirius. Sa bouche était bien trop hypnotisante.
« Un rêve que j'ai fait... »
« Il avait l'air plaisant. Tu étais avec qui ? »
Remus déglutit.
« Pe...personne d'intéressant. »
« Menteur » dit faiblement Sirius.
Avait-il l'air... triste ? Ou Remus se faisait-il des idées ?
Ils ne sortirent plus un mot pendant plusieurs minutes. Remus, appuyé contre le canapé, posa sa tête sur ses genoux repliés contre lui. Il entendit un bruit de frottement. Apparemment, Sirius se déplaçait. Mais il ne remarqua où il allait que quand une main le força à relever la tête.
« Remus, tu dors ? » souffla Sirius d'un air amusé.
Il déglutit à nouveau. Sirius était près, vraiment trop près. Il sentait son odeur, voyait ses yeux, et sa bouche, toujours si attirante...
Il réalisa à peine qu'il s'était penché vers son ami, et il l'embrassa sans même réfléchir à ce qu'il faisait. C'était doux, si doux... puis il réalisa soudain et recula brusquement.
« Pardon Sirius, je sais pas... enfin, excuse-moi. »
Sirius le regarda d'un air déçu.
« Tu regrettes ce que tu viens de faire ? »
Remus secoua la tête. Maintenant, mentir ne servirait plus à rien, de toute façon !
« Non, pas du tout. Mais je comprendrais si tu ne voulais plus jamais m'approcher à moins de cent mètres et avec une bonne barrière protectrice entre nous. »
Sirius eut un petit ricanement.
« Pourquoi as-tu fait ça ? »
Remus rougit, encore.
« Parce que tu me plais... »
Son ami ouvrit grand les yeux.
« Je te plais ? Je veux dire, je pensais à une pulsion, ou je sais pas... mais je te plais ? »
Remus joua nerveusement avec ses doigts.
« Ouais, bon ça va, c'est pas parce que j'ai des tendances homosexuelles qu'il faut en faire tout un fromage. Et je me suis excusé. »
« Remus... c'est pas contre toi » assura Sirius.
Il se décida enfin à le regarder.
« Mais as-tu remarqué que je ne t'ai pas repoussé ? »
Remus sursauta. Il se rappela s'être approché de Sirius, de l'avoir embrassé, et... non, il ne l'avait pas arrêté. Il ne put s'empêcher de regarder le jeune homme avec espoir.
« Qu'est-ce que je dois comprendre ? »
Sirius se pencha à son tour pour l'embrasser doucement. C'était bon, si bon... il attrapa Sirius par la taille pendant que le garçon avait ses mains contre sa nuque, caressant ses cheveux. Le baiser s'approfondit, se fit plus passionné. Remus sentit le désir monter en lui et serra un peu plus Sirius contre lui. Ils glissèrent et se retrouvèrent allongés sur le sol, Sirius sur lui qui commençait à lui caresser le torse par-dessous son tee-shirt, avant de le lui ôter rapidement.
« Sirius... doucement » souffla Remus.
Le jeune homme ralentit aussitôt ses mouvements. Il voulait profiter de chaque instant. Il voulait sentir le souffle de Sirius contre lui, sa peau, ses lèvres. Doucement, ils se déshabillaient mutuellement, savourant le corps de l'autre. Malgré leur passion partagée, ils prenaient leur temps, et c'était encore plus délicieux. Une fois nus, ils se contentèrent de se frotter l'un contre l'autre, ils restaient dans le doux et l'attentionné, ne cherchant pas à assouvir totalement leur passion pour mieux profiter du moment présent. Leurs intimités se touchaient, se frôlaient, s'effleuraient. Et en même temps, ils s'embrassaient tendrement, avec de temps en temps de petits moments de passion mais en revenant toujours à la tendresse.
Ils atteignirent le point culminant du plaisir en même temps, et Sirius se laissa retomber à côté de Remus, en le tenant dans ses bras. Ils étaient allongés sur le sol, devant la cheminée. Remus, pris d'un soudain moment de pudeur, tira le drap du canapé pour se couvrir, lui et son ami (qui était désormais plus que ça).
Souriant tendrement, Sirius serra un peu plus son compagnon, et Remus se mit à lui caresser doucement le torse, traçant des cercles autour de sa poitrine, puis sur ses abdos. Sirius lui sourit et l'embrassa à nouveau.
« Au fait », souffla doucement Remus. « Tu voulais me dire quoi ? »
Son ami hésita, un petit air gêné sur le visage. Il le regarda en souriant.
« Je suis amoureux de toi. »
Remus ne put retenir un grand sourire qui illumina son visage.
« Ravi de te l'entendre dire. Moi aussi je t'aime, Sirius. »
Ils s'embrassèrent à nouveau. Remus posa sa tête sur le torse de son ami, et regarda le feu brûler dans l'âtre de la cheminée pendant que Sirius lui lissait affectueusement les cheveux.
Ils finirent pas s'endormir dans les bras l'un de l'autre.
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# Posted on Wednesday, 18 October 2006 at 2:56 PM

Edited on Wednesday, 25 July 2007 at 7:34 AM

Petite pause !

Je trouve que j'ai plutôt bien bossé ce soir !
Vous allez avoir plein de lecture :
une fanfic sur chacun de mes couples préférés
(qui seront aussi bientôt les votres...)
!!!
Petite pause !
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# Posted on Wednesday, 18 October 2006 at 2:59 PM

MUSIQUE

MUSIQUE
Je voudrais vous parler d'un super groupe que j'ai découvert il y a quelques temps déjà et que j'adore !!!

Tokio Hotel


Il vient tout droit d'Allemagne, et sérieux, il est GENIAL !!

Voilà un titit résumé : Double Platine en Allemagne pour l'album "Schrei”, Platine en Autriche, disque d'Or en Suisse, ces Jackson 5 du « rock FM crypto-gothique post grunge » ont fait un véritable carton outre-Rhin. On dirait les dignes héritiers d'Indochine mais version ados ! Bill, le chanteur (on met des heures à comprendre s'il s'agit d'un garçon et non d'une fille) emmène sa petite équipe de musicos (ils ont entre 17 et 19 ans) vers les cimes du mal-être d'une jeunesse écartelée par ses désirs et ses interdits. C'est à dix ans que Bill et son frère jumeaux Tom (guitare) commencent réellement à apprendre la musique. Deux ans plus tard, en 2001, Bill et Tom rencontrent le bassiste Georg, et Gustav, le batteur lors d'un concert à Magdeburg.
"Schrei" est sorti en France le 18 septembre 2006. A découvrir d'urgence, si ce n'est déjà fait !


Allez jeter un coup d'oeil à cette petite interview !

# Posted on Wednesday, 18 October 2006 at 3:08 PM

Edited on Friday, 20 October 2006 at 11:35 AM

SALON DU CHOCOLAT !!!!

AVIS AUX AMATEURS DE CHOCOLAT
SOUS TOUTES SES FORMES !


Salon du chocolat !
jusqu'au 1er novembre 2006 !

Des fontaines de chocolat, des confitures, des fondues de chocolat, un délicieux fumet de chocolat !! et tout ça signifie évidemment... des échantillons gratuits !!!!!
Il faut découvrir aussi le chocolat à la lavande, aux raisins, à l'alcool, aux pralines, noir intense... et toutes ces délicieuses petites douceurs si... CHOCOLATEES !!


Je n'y suis pas encore allée (cette année, bien sûr !), mais comptez sur moi pour écrire un deuxième article d'ici mercredi !!!
BON APPETIT !!! :-)
SALON DU CHOCOLAT !!!!

# Posted on Sunday, 29 October 2006 at 2:02 PM